Il n'y a pas le choix
Merci à Frédéric Thiers pour un article on ne peut plus pertinent dans les pages Maurienne du Dauphiné Libéré Savoie ! ("Dans plus d'une commune sur deux, il n'y a pas le choix", Le Dauphiné Libéré, Lundi 2 mars 2026)
Pour la première fois dans les annales de nos élections municipales (avec l'interdiction préventive de circulation sur notre route départementale d'accès au village, c'est l'année des premières décidément) dans notre belle commune pittoresque d'Albiez-le-Jeune de moins de 150 habitants, mais avec une si belle vue sur les Aiguilles d'Arves, la liste du maire sortant, constituée par une (pas si) étrange cooptation, n'aura aucune concurrente.
D'aucuns considéreront (ou ont considéré ) qu'ayant mis la commune dans le rouge financier il est juste que les principaux instigateurs d'orientations financières aussi floues qu'inconsidérées en assument les conséquences dans les années à venir.
Ce sont en fait les contribuables qui les "assumeront" évidemment. C'est même l'ensemble des concitoyens, contribuables ou pas, peu ou prou, qui aura à souffrir dans la vie quotidienne des conséquences directes ou indirectes de choix aberrants (on ne citera que l'entretien plus qu'erratique de la voirie communale).
Rappelons au passage que des centaines de milliers d'euros d'argent public (sept centaines pour le moment et c'est loin d'être terminé ) ont été jetés ces toutes dernières années dans la rénovation d'un presbytère pour la pénible (on en passe désormais par un appel à bénévolat pour terminer les travaux) création d'un gîte, d'un restaurant et d’un bistro communal. Le coût de fonctionnement à venir pour la commune n'en a jamais été évalué et l'activité, si elle voit le jour, est d'ores et déjà annoncée comme déficitaire par la seule "étude" économique disponible, au demeurant particulièrement indigente. Le projet est tellement génial qu'un premier appel à candidatures de gestionnaires a été infructueux. Initialement présenté comme un service permanent destiné à la population locale (le fameux "multiservices"), le projet a finalement été relégué in extremis à une offre saisonnière.
Attendons-nous donc à... 0 (vrai) débat à ce sujet d'ici aux élections, et à 0 débat tout court. Bravo !
Bref ! Revenons à nos moutons... La suppression des candidatures isolées et du panachage pour les élections municipales dans les petites communes apparaît bien comme un dernier clou dans le cercueil de la démocratie locale.
Et ce petit monde se répartira les postes dans des instances intercommunales éloignées de leurs administrés.
On nous a bassiné avec la "démocratie participative" (le vent des réunions publiques et des commissions extramunicipales de début de dernier mandant est vite tombé dès qu'une contestation s'est manifestée) et on sape la démocratie locale avec des réformes jusqu'au-boutistes et contre-productives. Triste et peut-être dangereux !
Pour la petite histoire et peut-être un peu de piment (soyons fous !), il est à noter que cela fait trois élections municipales au moins qu'aucune tête de liste n'a été élue maire, parfois débarquée par sa propre liste. Voyons la suite...
Pour la première fois dans les annales de nos élections municipales (avec l'interdiction préventive de circulation sur notre route départementale d'accès au village, c'est l'année des premières décidément) dans notre belle commune pittoresque d'Albiez-le-Jeune de moins de 150 habitants, mais avec une si belle vue sur les Aiguilles d'Arves, la liste du maire sortant, constituée par une (pas si) étrange cooptation, n'aura aucune concurrente.
D'aucuns considéreront (ou ont considéré ) qu'ayant mis la commune dans le rouge financier il est juste que les principaux instigateurs d'orientations financières aussi floues qu'inconsidérées en assument les conséquences dans les années à venir.
Ce sont en fait les contribuables qui les "assumeront" évidemment. C'est même l'ensemble des concitoyens, contribuables ou pas, peu ou prou, qui aura à souffrir dans la vie quotidienne des conséquences directes ou indirectes de choix aberrants (on ne citera que l'entretien plus qu'erratique de la voirie communale).
Rappelons au passage que des centaines de milliers d'euros d'argent public (sept centaines pour le moment et c'est loin d'être terminé ) ont été jetés ces toutes dernières années dans la rénovation d'un presbytère pour la pénible (on en passe désormais par un appel à bénévolat pour terminer les travaux) création d'un gîte, d'un restaurant et d’un bistro communal. Le coût de fonctionnement à venir pour la commune n'en a jamais été évalué et l'activité, si elle voit le jour, est d'ores et déjà annoncée comme déficitaire par la seule "étude" économique disponible, au demeurant particulièrement indigente. Le projet est tellement génial qu'un premier appel à candidatures de gestionnaires a été infructueux. Initialement présenté comme un service permanent destiné à la population locale (le fameux "multiservices"), le projet a finalement été relégué in extremis à une offre saisonnière.
Attendons-nous donc à... 0 (vrai) débat à ce sujet d'ici aux élections, et à 0 débat tout court. Bravo !
Bref ! Revenons à nos moutons... La suppression des candidatures isolées et du panachage pour les élections municipales dans les petites communes apparaît bien comme un dernier clou dans le cercueil de la démocratie locale.
Et ce petit monde se répartira les postes dans des instances intercommunales éloignées de leurs administrés.
On nous a bassiné avec la "démocratie participative" (le vent des réunions publiques et des commissions extramunicipales de début de dernier mandant est vite tombé dès qu'une contestation s'est manifestée) et on sape la démocratie locale avec des réformes jusqu'au-boutistes et contre-productives. Triste et peut-être dangereux !
Pour la petite histoire et peut-être un peu de piment (soyons fous !), il est à noter que cela fait trois élections municipales au moins qu'aucune tête de liste n'a été élue maire, parfois débarquée par sa propre liste. Voyons la suite...
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