16 février 2010 15:10 Categories :
Bibliographie
Une fois n’est pas coutume, permettez-moi de proposer
la lecture d’un ouvrage collectif consacré au
« clientélisme politique »,
paru en 1998 aux Presses
Universitaires de France.
« Parce que le clientélisme est très
souvent perçu comme un vestige de formes politiques
anciennes, sa permanence dans les sociétés modernes
apparaît comme un anachronisme. Plus, il est présenté
comme l'envers de la démocratie : une survivance du
passé. Les pratiques clientélaires ne sont pourtant
pas l'apanage des seules sociétés " traditionnelles
". La modernité politique s'en est dans de nombreux
cas accommodée ; elle a pu même les entretenir et en
favoriser l'essor. On ne comprendrait pas autrement
que, comme l'attestent par exemple des scandales
récents en France ou en Italie, certains liens
politiques puissent encore aujourd'hui se fonder sur
les échanges et les obligations interpersonnelles.
L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une
nouvelle approche théorique du clientélisme. Il
s'agit plutôt de rendre compte des processus
historiques qui, dans certains contextes, ont permis
la reproduction, mais aussi la transformation, des
pratiques clientélaires au sein de sociétés modernes.
C'est pourquoi les textes rassemblés ici ont en
commun d'utiliser la notion de clientélisme pour
interroger des faits politiques singuliers (la
politisation en France sous la IIIe République, la
transition démocratique au Bénin, les pratiques
politiques populaires au Brésil, les associations de
soutien des politiciens japonais, le localisme en
Italie, les partis politiques français, la
dénonciation des mœurs parlementaires dans l'Italie
libérale, la corruption politique à Naples) et
décrire, grâce à elle, cette singularité. »
Il est possible de se le procurer notamment chez
Amazon.fr ou
Fnac.com.
Mots clés : Clientélisme, Démocratie
08 février 2009 22:33 Categories :
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« La démocratie ne consiste pas à mettre
épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer
les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se
désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou
sept ans. (...) La démocratie n’est efficace que si
elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un
homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider
de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le
peuple n’est pas composé de véritables citoyens,
agissant constamment en tant que tels. »
Pierre Mendès-France -
La république
moderne.

Mots clés : Démocratie, Citation