Les satisfecits de MonAlbiez

satisfecit
En espérant ne pas faire de cadeaux empoisonnés aux lauréats et dans un esprit « positif » Happy, inaugurons un nouveau thème de billets du blog : celui des « satisfecits de MonAlbiez ».

Le premier sera attribué à ce conseiller municipal qui aura posé quelques-unes des très bonnes questions lors du débat, au demeurant succinct et sans grand contenu, sur le recrutement d’un second agent technique à temps plein, dont celle des promesses de recrutement qui auraient pu être faites. Bien sûr, s’il avait été élu (et il ne le fallait justement surtout pas Winking), votre serviteur en aurait posé quelques autres mais, sincèrement, c’était déjà très bien. Ça a permis de rehausser significativement les discussions, ou tout simplement d’en susciter quelques-unes, même si certaines des réponses ont été littéralement ahurissantes (notamment à la question concernant le fait d’avoir un couple dans un même service). Quelle comparaison entre un couple d’artisans et celui de fonctionnaires territoriaux, franchement ?!? Stupéfaction ou hilarité sur beaucoup de visages d’ailleurs. Gasp Laugh

Le second, et dernier pour le moment (ce qui est rare est cher, un âne borgne etc. Winking), satisfecit, avec une mention spéciale car il faut un certain courage par les temps (consensuels et/ou chargés en émotions) qui courent sur le sujet, au jeune conseiller municipal qui a osé se faire l’avocat du diable, pardon du... loup (maman, j’ai peur !). Nous aurons ainsi eu l’occasion d’entendre un autre conseiller s’offusquer de l’emploi du mot « vermine » à l’évocation de la régulation des maladies par les superprédateurs, dont le loup est l’un des représentants. Une certaine corporation, soi-disant grande gestionnaire et régulatrice de la faune, voire carrément de la Nature, va-t-elle désormais tenter de nous imposer les normes dans ce domaine, y compris en matière de vocabulaire ? Que ses représentants soient rassurés car il y a fort à parier que l’Homme ne parviendra jamais à éliminer totalement la « vermine » mais qu’il sera toujours de l’ordre du possible de le faire pour ce magnifique animal au sommet de la chaîne alimentaire. La problématique de la présence des grands prédateurs dans nos espaces alpins reste complexe, passionnante d’ailleurs, et le loup a sans doute (trop) « bon dos ». Démagogie, électoralisme et discours simplistes devraient être bannis des débats publics, pour le bien de tous. L’agro-pastoralisme souffre depuis très longtemps (bien avant ce que l’on a appelé le retour du loup) de difficultés socio-économiques, voire zootechniques, auxquelles aucune réponse satisfaisante n’a jamais été apportée. Un déclassement d’une espèce de la Convention de Berne, des abattages, massifs ou pas, y changeraient-ils quoi que ce soit ? On peut en douter. Le débat est-il d’ailleurs seulement possible, certains pouvant être portés à instrumentaliser le désarroi des autres, ou les uns à disqualifier les autres ? Espérons-le, mais rien n’est moins sûr.
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