Où il est encore question d'Association Foncière Pastorale

Il semble que l’on reparle d’Association Foncière Pastorale [et Forestière]... Si, entre 1989 et 1994, le maire et l’adjoint de l’époque, tous deux à nouveau candidats en 2014 aux élections municipales, nous avaient laissé faire correctement notre travail d’animation du premier projet décidé par un conseil municipal d’Albiez le Jeune dans ce domaine, au lieu d’y être favorables officiellement et farouchement défavorables officieusement en le sabotant à chaque occasion, en douce (quelle attitude déplorable, quand on y repense, sur le fond comme sur la forme !) nous n’en serions peut-être pas là. La duplicité n’est pas la meilleure qualité d’une municipalité. Elle ne donne rien de bon. La démagogie non plus. Elle sert peut être le clientélisme mais pas l’intérêt collectif.

La preuve ! Les espaces agricoles, pastoraux et forestiers, n’ont cessé, globalement, de se dégrader, et la gestion foncière reste une question essentielle à traiter. Il suffit de se promener un peu pour voir, partout, les stigmates de la déprise agricole et de la mauvaise gestion forestière, qui produisent d’ailleurs des espaces défavorables à une bonne mise en valeur touristique.

Cependant, avec de la bonne volonté, notamment de la part des élus, rien n’est perdu ! À condition de faire les bons choix. Des choix pragmatiques qui nécessitent à la fois compétence, abnégation et altruisme. À condition qu’il y ait un réel « leadership » comme on dit aujourd’hui, mais d’un leader compétent et désintéressé. Pas de responsables louvoyants qui tendraient à ne rechercher que leur propre intérêt ou les intérêts à courte vue de quelques-uns, dans des projets mal conçus, comme c’est le cas depuis trop longtemps (cf. par exemple un lotissement et son accès invraisemblable, mais ça n’est qu’un exemple qui nous vient à l’esprit parmi d’autres très mal... ficelés, depuis au moins 1989).

Une réflexion approfondie sur cette question de la gestion foncière, dans la concertation, serait dans l’intérêt (économique) des propriétaires comme des différents « usagers » de ces espaces pastoraux et forestiers, en prenant en compte avec attention la diversité des « utilisations » par les agriculteurs, les acteurs du tourisme, les chasseurs... et en respectant les aspirations de chacun. Dans la concertation (une vraie concertation, officielle, pas de la magouille souterraine perpétuelle) le meilleur deviendrait alors possible ! Et l’immobilisme n’a jamais été une méthode pérenne de gestion.

Au passage, prenons le temps de relire la profession de foi de 2008 de notre maire actuel, candidat contesté à sa propre succession. Il n’y était pas seulement question d’Association Foncière Pastorale. Regardons bien l’ensemble des promesses et comparons-les à ce qui a été fait... Édifiant ! On ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer tellement c’est de la propagande affligeante, sans lendemain, simplement destinée à glaner des voix. Ne tombons pas à nouveau dans le panneau cette année !
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