Importance de la présence d'E. coli dans l'eau potable

« Conjuguée à sa brève survie dans les environnements aqueux, l'incapacité d'E. coli de se reproduire dans l'eau signifie que sa détection dans un réseau de distribution d'eau constitue un bon indicateur de contamination fécale récente.
[...]
Comme mentionné ci-dessus, les indicateurs de contamination fécale comme E. coli sont de bons indicateurs de la présence d'agents pathogènes transmis par les matières fécales. D'autres maladies d'origine hydrique sont causées par des agents pathogènes qui ne sont pas transmis par la voie fécale-orale et dont la présence n'est pas révélée par la détection d'indicateurs fécaux. On ne connaît pas d'indicateurs de ces agents pathogènes. Une approche à barrières multiples permettra de réduire au minimum leur incidence.
Il faut souligner qu'aucune analyse bactériologique ne peut remplacer une connaissance approfondie de la qualité de l'eau à la source d'approvisionnement, pendant le traitement et dans l'ensemble du réseau de distribution. La contamination est souvent intermittente et peut ne pas être décelée par l'analyse d'un seul échantillon. Une analyse bactériologique de l'eau peut tout au plus démontrer qu'au moment de l'examen, des bactéries indicatrices de pollution fécale se sont reproduites ou non dans les conditions de laboratoire à partir de l'échantillon d'eau analysé. Par conséquent,
si une inspection sanitaire révèle qu'une source d'approvisionnement non traitée est contaminée par des matières fécales, que l'eau traitée est vulnérable à la contamination par des matières fécales durant l'entreposage ou la distribution, ou que l'eau n'est pas suffisamment traitée, il faut considérer que l'eau est impropre à la consommation, quels que soient les résultats de l'analyse bactériologique. »

Sources : Santé Canada
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