Pour ne pas avoir à y revenir

Lors de la dernière réunion du conseil municipal (dont un compte-rendu, invraisemblable, vient d’être publié cinquante jours plus tard... Comment ça il faudrait le faire sous huitaine ? On n’a pas que ça à faire non mais !) j’ai été, comme d’autres avant moi, à nouveau la cible de propos mensongers de la part d’un membre du conseil municipal pendant une interruption de séance, non réprimés par le maire qui, au contraire, peinait à dissimuler une certaine satisfaction. Non seulement ces propos à l’encontre d’un simple citoyen, contributeur local, établi avec sa famille et son activité professionnelle dans la commune, sont particulièrement scandaleux de la part d’un membre d’un conseil municipal qui laisse la commune en déshérence de bien des points de vue, mais encore ils revêtent un caractère diffamatoire évident. Tout porte à penser qu’à l’approche des prochaines élections, ce type de dénigrements est sans doute propagé à l’extérieur du conseil municipal. Dans ces périodes préélectorales, les « racontars », voire les pires ignominies, notamment à l’égard de candidats qui pouvaient déranger, ont pu déjà prospérer par le passé. Espérons que les mauvaises habitudes se sont définitivement perdues.

D’où cette rapide mise au point, pour ne pas avoir à y revenir... Ou peut-être que si. Winking

Voici ce que j’écrivais ici même en 2008 en guise de présentation :
C'est dans cette période, de 1989 à 1994, que j'ai été conseiller municipal à Albiez le Jeune.

C’est donc bien entre mars 1989 et fin juin 1994 que j’ai été membre du conseil municipal de notre commune. Démissionner après plus de cinq ans de mandat ne me semble pas correspondre à « vous avez démissionné rapidement » monsieur le conseiller municipal qui accordez tellement d’importance à « ce qu’on raconte dans la commune ». Dommage que monsieur le maire, sourire aux lèvres, n’ait pas souhaité répondre lorsqu’il lui a été demandé de vous préciser la durée pendant laquelle j’avais réellement été en fonction. Je doute fort qu’il n’en ait pas eu un souvenir précis.

Quelques mots au sujet des raisons de cette démission, que j’avais décidée avec beaucoup de tristesse et qui, au delà d’un cas particulier, illustre le triste sort réservé à la démocratie locale à Albiez le Jeune depuis au moins quatre mandats... J’ai donc occupé dès le début du mandat, en 1989, la fonction de vice-président (*) d’une commission « Développement » avec, je dois le dire, beaucoup d’enthousiasme. Trop sans doute. Cette commission extra-municipale — la concertation a toujours été mon dada Winking — devait notamment traiter de délicates questions foncières (planification, AFP). Un gros travail a été produit sur ces questions, dont je conserve bien sûr les archives. Il m’aura cependant fallu quelques années, jeune et naïf que j’étais, pour m’apercevoir que la municipalité (maire de l’époque et adjoint, aujourd’hui maire, donc) avait une vision très particulière de ce développement, très éloignée de la mienne, vision (ou absence d’une certaine vision, devrait-on dire) qui s’est malheureusement perpétuée.

La goutte qui avait alors fait déborder le vase et m’avait conduit à décider, à contrecœur, cette démission, aura été une nième convocation sans urgence réelle mais destinée à me mettre dans l’embarras vu que je résidais en semaine à Saint-Gervais les Bains. Je rappelle cette anecdote révélatrice dans ma lettre de démission de la réception d’une lettre de convocation le mardi 21 pour une réunion le jeudi 23 juin 1994, sans avoir été informé au préalable par le maire, alors que j’étais en charge des questions à l’ordre du jour. Mon emploi du temps ne me permettait pas de participer à cette importante réunion avec un si court délai d’information. Rien de plus banal parmi les petites mesquineries de la vie d’un conseil municipal me direz-vous ? Mais après plus de cinq ans, c’en était trop. Sans doute aurais-je habité Albiez à temps complet, que j’aurais pris une toute autre décision... Mais je ne peux m’empêcher de voir une certaine ressemblance avec la démission récente d’un ancien adjoint au maire actuel, excédé ou lassé (à lui de le dire) par certaines pratiques de gestion (ou de non-gestion) communale. Je lui rends d’ailleurs hommage au passage, malgré nos divergences, pour cette décision empreinte d’un certain courage.

Ceci étant écrit, trêve de « je » et de mise au point. Allons de l’avant ! Haut les cœurs ! Il y a tant à faire, collectivement, pour notre belle commune d’Albiez le Jeune !

(*) Le maire est président de droit de toutes les commissions.
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