Copinage et commérage, antithèses de la charité et de la fraternité

Petite réflexion à la suite d’un tweet du pape François...

« L’homme, en bon simien, est un animal social, et ce qui prime en lui c’est le
copinage, le népotisme, le piston et le commérage comme mesure intrinsèque du comportement éthique. »
Carlos Ruiz Zafón

Quand on y réfléchit ça fait froid dans le dos n’est-ce pas ? Pourtant qui ne s’est pas laissé aller, avec de bonnes raisons, voire de bonnes intentions (comme on sait, les voies de l’enfer en sont pavées), à s’abreuver, plus ou moins, à ces deux tristes mamelles de la vie sociale et professionnelle ou, singulièrement, de la vie locale.
Pourtant, quand on retourne parfois vers son for intérieur, on sent bien que copinage et commérage, plus encore que deux mamelles au breuvage amer, sont les deux faces d’une même plaie qui s’oppose à une véritable vie fraternelle, une plaie qui se révèle finalement comme l’antithèse de la charité, ce dont nous avons tous à souffrir, un jour où l’autre, quelle que soit notre situation sociale ou professionnelle.
Chacun, toujours en son for intérieur, peut pourtant sentir que seule l’éthique — oserait-on encore parler de « morale » dans l’action ? — peut conduire à une véritable charité, à une véritable vie fraternelle (chacun, selon ses convictions, pourra trouver les synonymes qui lui conviendront le mieux).
Mais comment s’extraire de la frénésie narcissique et égocentrique de notre époque ? Personne ne peut être certain d’y parvenir. Il faut sans doute au moins tenter une meilleure façon d’agir à l’égard de son prochain, dont on n’attendrait rien en retour si ce n’est un échange charitable et fraternel.

Donc non ! Nous ne sommes pas des simiens. Nous sommes « infiniment » plus que cela : à bas le copinage et le commérage ! Nos « élus » (quel beau mot quand on y pense !) ont, eux aussi, eux probablement plus que d’autres, un exemple à donner par leurs comportements et attitudes au quotidien.
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