Bienvenue !
16 mars 2008 22:35 Catégories : Introduction
Bienvenue sur ce blog consacré à la vie municipale
d'Albiez le Jeune, petit village de Maurienne. Le nom
de domaine accueillant ce blog a été réservé au soir
du second tour des élections municipales dont les
résultats peuvent susciter plus d'inquiétudes que
d'espoir pour l'avenir de la commune.
Les promesses de campagne électorale ont été nombreuses en 2008. Sans doute plus encore que lors des élections municipales précédentes. Pourtant, pour qui connaît le fonctionnement des institutions municipales d'Albiez le Jeune, en particulier depuis 1989, le résultat de ce scrutin a de quoi laisser songeur, pour le moins.
Ont été mises en avant, par exemple, l'information (impartiale ?), la concertation, la transparence, etc., autant de concepts qui semblent pourtant avoir jusqu'ici été étrangers à nos principaux édiles locaux.
Faut-il faire confiance aux déclarations tonitruantes dans ces domaines lorsqu'elles ne sont faites qu'en des périodes où l'on recherche les voix des électeurs ? Evidemment non.
Comme électeurs, nous portons nous-mêmes une responsabilité dans l’attitude de nos élus qui agissent très souvent à l'opposé de leurs promesses. Voter n'est pas donner un blanc-seing à une "équipe" municipale, quand bien même serait-elle "homogène". L'expression de nos droits démocratiques, certes fondamentale au moment du vote, ne s'arrête pourtant pas là. Ne serait-ce que parce que le conseil municipal gère de l'argent public qui, par définition, n'appartient pas à ses membres, ce qui devrait conduire chacun d'entre eux à la plus grande des rigueurs.
Ainsi la compétence dans tel ou tel domaine n'est-elle pas la qualité essentielle du conseiller municipal. Le code des communes ne réclame pas qu'un conseil municipal dispose d'un mécanicien, d'un comptable ou d'un webmaster en son sein. L'intégrité, l'impartialité et la rigueur sont infiniment plus importantes, le maire, surtout s'il est réputé expérimenté, devant donner l'exemple.
La vocation de ce lieu d'expression sur la vie démocratique locale sera donc de poser et proposer un regard sur le rôle de cette institution essentielle qu'est le conseil municipal.
Il est de bon ton, surtout dans les petits villages où la vie se veut idyllique, de promouvoir l'action des associations, garantes de lien social. Leur rôle est en effet indéniable. Malheureusement on ne s'intéresse finalement que rarement au fonctionnement des conseils municipaux, aux méthodes de gouvernance (puisque le mot est à la mode) alors qu'il est (ou devrait être) le cœur de ce fameux "vivre ensemble". Les choix collectifs pour une commune ne peuvent faire à tout moment l'unanimité, c'est une évidence. Il faut s'en accommoder. Et l'on n'a rien inventer de mieux que le vote comme outil fondamental de la démocratie. En revanche, il ne faut en aucun cas s'accommoder des écarts par rapport aux règles de fonctionnement d'un conseil municipal, règles qui sous-tendent notre démocratie, auxquels les élus, au premier rang desquels le maire, peuvent se croire autorisés. Encore une fois, il est de la responsabilité de chaque citoyen de défendre ces règles démocratiques qui sont de précieux acquis que nous ont légués des prédécesseurs plus ou moins illustres, ayant œuvré à tous les niveaux de la vie publique, politique ou intellectuelle de ce "pays des Lumières" toujours constitué de ses 36000 communes.
Nous essaierons donc de leur rendre justice ici en tentant d'inciter chacun à prendre soin de nos chères institutions, en même temps que de notre commune. Pour le dire de manière plus concrète et pragmatique, il s'agira de s'attacher à porter à la connaissance du plus grand nombre ce qui nous apparaîtra comme des entorses, plus ou moins graves, à une gouvernance respectueuse des droits de chaque citoyen, voire des utilisations perverses de ces institutions.
Il faut être cons-truc-tif. Tel est le leïtmotiv des périodes pré-électorales. Nous reprochera-t-on de ne pas l'être ? Sans aucun doute. Nous répondrons que la démocratie (locale notamment) ne se construit pas dans le concert des bénis oui-oui. Et si la critique porte en elle-même les solutions des problèmes qu'elle dénonce, quoi de plus constructif ? Nous trouvera-t-on prétentieux ? C'est bien possible. Mais prétendre au meilleur pour un village que l'on aime depuis plus de quarante ans, sans clientélisme ou visée électoraliste, n'est probablement pas le pire des vices.
"Il n'est pas difficile d'être malheureux ou mécontent [d'un conseil municipal] ; il suffit de s'asseoir, comme fait un prince qui attend qu'on l'amuse [...]." Après avoir détourné ce court extrait des "Propos sur le bonheur", on peut en effet remarquer que beaucoup, y compris l'auteur de ce blog, ont été tentés par une telle attitude. Sans doute est-il temps de se lever, pour le bien collectif autant qu'individuel...
Les promesses de campagne électorale ont été nombreuses en 2008. Sans doute plus encore que lors des élections municipales précédentes. Pourtant, pour qui connaît le fonctionnement des institutions municipales d'Albiez le Jeune, en particulier depuis 1989, le résultat de ce scrutin a de quoi laisser songeur, pour le moins.
Ont été mises en avant, par exemple, l'information (impartiale ?), la concertation, la transparence, etc., autant de concepts qui semblent pourtant avoir jusqu'ici été étrangers à nos principaux édiles locaux.
Faut-il faire confiance aux déclarations tonitruantes dans ces domaines lorsqu'elles ne sont faites qu'en des périodes où l'on recherche les voix des électeurs ? Evidemment non.
Comme électeurs, nous portons nous-mêmes une responsabilité dans l’attitude de nos élus qui agissent très souvent à l'opposé de leurs promesses. Voter n'est pas donner un blanc-seing à une "équipe" municipale, quand bien même serait-elle "homogène". L'expression de nos droits démocratiques, certes fondamentale au moment du vote, ne s'arrête pourtant pas là. Ne serait-ce que parce que le conseil municipal gère de l'argent public qui, par définition, n'appartient pas à ses membres, ce qui devrait conduire chacun d'entre eux à la plus grande des rigueurs.
Ainsi la compétence dans tel ou tel domaine n'est-elle pas la qualité essentielle du conseiller municipal. Le code des communes ne réclame pas qu'un conseil municipal dispose d'un mécanicien, d'un comptable ou d'un webmaster en son sein. L'intégrité, l'impartialité et la rigueur sont infiniment plus importantes, le maire, surtout s'il est réputé expérimenté, devant donner l'exemple.
La vocation de ce lieu d'expression sur la vie démocratique locale sera donc de poser et proposer un regard sur le rôle de cette institution essentielle qu'est le conseil municipal.
Il est de bon ton, surtout dans les petits villages où la vie se veut idyllique, de promouvoir l'action des associations, garantes de lien social. Leur rôle est en effet indéniable. Malheureusement on ne s'intéresse finalement que rarement au fonctionnement des conseils municipaux, aux méthodes de gouvernance (puisque le mot est à la mode) alors qu'il est (ou devrait être) le cœur de ce fameux "vivre ensemble". Les choix collectifs pour une commune ne peuvent faire à tout moment l'unanimité, c'est une évidence. Il faut s'en accommoder. Et l'on n'a rien inventer de mieux que le vote comme outil fondamental de la démocratie. En revanche, il ne faut en aucun cas s'accommoder des écarts par rapport aux règles de fonctionnement d'un conseil municipal, règles qui sous-tendent notre démocratie, auxquels les élus, au premier rang desquels le maire, peuvent se croire autorisés. Encore une fois, il est de la responsabilité de chaque citoyen de défendre ces règles démocratiques qui sont de précieux acquis que nous ont légués des prédécesseurs plus ou moins illustres, ayant œuvré à tous les niveaux de la vie publique, politique ou intellectuelle de ce "pays des Lumières" toujours constitué de ses 36000 communes.
Nous essaierons donc de leur rendre justice ici en tentant d'inciter chacun à prendre soin de nos chères institutions, en même temps que de notre commune. Pour le dire de manière plus concrète et pragmatique, il s'agira de s'attacher à porter à la connaissance du plus grand nombre ce qui nous apparaîtra comme des entorses, plus ou moins graves, à une gouvernance respectueuse des droits de chaque citoyen, voire des utilisations perverses de ces institutions.
Il faut être cons-truc-tif. Tel est le leïtmotiv des périodes pré-électorales. Nous reprochera-t-on de ne pas l'être ? Sans aucun doute. Nous répondrons que la démocratie (locale notamment) ne se construit pas dans le concert des bénis oui-oui. Et si la critique porte en elle-même les solutions des problèmes qu'elle dénonce, quoi de plus constructif ? Nous trouvera-t-on prétentieux ? C'est bien possible. Mais prétendre au meilleur pour un village que l'on aime depuis plus de quarante ans, sans clientélisme ou visée électoraliste, n'est probablement pas le pire des vices.
"Il n'est pas difficile d'être malheureux ou mécontent [d'un conseil municipal] ; il suffit de s'asseoir, comme fait un prince qui attend qu'on l'amuse [...]." Après avoir détourné ce court extrait des "Propos sur le bonheur", on peut en effet remarquer que beaucoup, y compris l'auteur de ce blog, ont été tentés par une telle attitude. Sans doute est-il temps de se lever, pour le bien collectif autant qu'individuel...
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