Réaliser les projets, pour une bonne gestion, et... concerter

Laisser indéfiniment en suspens des projets importants, ne pas les conduire de manière cohérente, ça n’est pas, à l’évidence même, de la bonne gestion communale. Et donc, a contrario, mener à bien des projets importants pour la commune, c’est assurer une bonne gestion et réellement prendre soin de l’argent du contribuable.

Quelques exemples...

Évoquons tout d’abord les tergiversations sur la station d’épuration, d’abord placée avec l’aval du maire actuel (au cours du précédent mandat) dans une zone réservée du PLU, zone qui finalement ne conviendra plus quelques années plus tard, toujours selon le même maire actuel qui ne parviendra pourtant pas à obtenir la maîtrise foncière dans la nouvelle zone retenue sans concertation. Commanditer des études qui ne seront pas subventionnées faute d’engagement des travaux, ça n’est pas prendre soin des deniers publics. Et il n’est pas correct de prétendre que la communauté de communes prendra tout cela à sa charge. C’est un mensonge qui ne sert qu’à masquer sa propre incapacité à gérer les affaires communales.

Rappelons ensuite le bâtiment communal de la mairie dont un projet de rénovation globale (il en avait bien besoin...) devait avoir lieu et qui ne consistera qu’en des travaux relativement sommaires de réfection de la mairie elle-même, réalisés sans cohérence. Il n’y a qu’à voir la situation de la nouvelle entrée principale qui avait un sens dans le contexte d’un projet d’aménagement d’ensemble (le lecteur peut s’adresser à la mairie pour en prendre connaissance) mais qui devient inadéquate en l’état.

Il aura plusieurs fois été question dans ce blog des travaux de voirie (notamment) menés au coup par coup, sans programmation d’ensemble. On prétend que l’on ne peut pas avoir de subvention alors que cela n’est vrai que si l’on conduit mal les affaires et que l’on ne sait ou veut pas monter de véritables dossiers techniques et financiers.

Jouer la carte de la chaise vide dans le projet du groupe scolaire aura été le bon moyen de faire d’Albiez le Jeune une entité négligeable dans le projet, de la conception à la réalisation et au... paiement qui finalement devra se faire, malgré des rodomontades sans intérêts, néfastes même.

Il semble que le maire, et celles et ceux qui ont travaillé avec lui, expliquent une incapacité à conduire de manière compétente les projets communaux, par la volonté de ne pas entreprendre de projets dispendieux. Bien menés, ses exemples de projets n’auraient pourtant pas conduit la commune « dans le rouge », comme on l’entend parfois. C’est même, pour certains d’entre eux (en particulier la station d’épuration qui n’a pas été réalisée en temps voulu) leur report qui pourra coûter cher à la commune, et donc au contribuable, à moyen et peut-être même malheureusement court terme.

Il s’agit donc de rompre avec ces vieilles habitudes de gestion à la petite semaine et de monter de réels dossiers.

Mais le préalable in-dis-pen-sable à tout projet communal est une information correcte et sincère de la population. Plus encore une vraie concertation, pas au porte à porte, pas à la tête du client ! Cette information et cette concertation, il ne faut pas les pratiquer (seulement) au moment des élections, notamment par un porte à porte pas très sain, car on sait bien que c’est la période de toutes les promesses voire de toutes les compromissions possibles. Elles sont à réaliser tout au long d’un mandat. Les « outils » pour cela existent. Encore faut-il les mettre en œuvre, ce qui n’a jamais été fait.

Par exemple...

- Des réunions suffisamment nombreuses du conseil municipal, correctement présidées, avec un ordre du jour clair et sincère, des conseillers municipaux bien informés, et des décisions clairement prises et rédigées (comptes-rendus et délibérations).

- Une information sincère et sans sectarisme de la population : des permanences réelles et régulières du maire, des adjoints, voire des responsables de commissions, des réunions publiques pas seulement quand un sujet gêne aux entournures (cf. la seule réunion publique consacrée beaucoup trop tardivement au groupe scolaire), des bulletins d’informations clairs et réguliers, un site Web « vivant », interactif, à jour...).

- Et pourquoi pas des commissions extra-municipales ? Pour cela il ne faut pas avoir peur de côtoyer les personnes qui peuvent apporter leur expérience et leur compétence à la réflexion du conseil municipal (sans en être membres), ce dernier restant bien sûr le seul organe de décision. Elles étaient promises en 2008 et au final seulement une réunion de commission extra-municipale a eu lieu en six ans. Pas folichon !

Il ne devrait pas être trop difficile de faire beaucoup mieux, avec de la motivation et de la conviction. Voici une promesse qu’il sera facile de tenir, le cas échéant !
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